Labellisée Terre de Jeux 2024, la Ville s'est fixé comme objectif de promouvoir auprès des Villebonnais la pratique du handisport et du sport adapté. Les associations s’impliquent pour proposer des activités accessibles aux personnes handicapées et dépasser les idées reçues. Le sport devient créateur de lien social.

Dimanche 14 févier à 15 h, découvrez le documentaire "Dans la lumière d'un gouffre" de Didier Kamala sur les expéditions de spéléologie pour les personnes déficientes visuelles de la MJC Boby-Lapointe. Il sera suivi par "Athlètes extraordinaires" une conférence passionnante de Claude Boli, historien du sport et expert dans le domaine. Posez vos questions en direct sur la page Facebook. Suivez la rencontre sur le site et la chaîne YouTube de la Ville. 

Le rôle clé des associations

Créées à des fins thérapeutiques et d’intégration, les sections associatives handisports et sports adaptés comptent aujourd’hui de plus en plus d’adhérents. « L’accomplissement par le sport améliore l’estime de soi et aide à mieux appréhender sa place dans la société. Il permet de développer ses capacités physiques et son indépendance » explique la Fédération Française de handisport.

Une section sport adapté à l’ASV Volley-Ball

À Villebon-sur-Yvette, des associations sportives se mobilisent. L’ASV Volley-Ball compte, par exemple, une section sport adapté avec 22 adhérents en situation de handicap mental, dont une partie vient de l’Institut Médico Professionnel (IMPro) de Palaiseau. « Lors des séances je suis accompagné d’une éducatrice de l’IMPro » explique Mickaël Parchemin, professeur de l’association. « Nous pratiquons des exercices adaptés à leurs capacités : échauffements, jeux de cohésion… Certains jeunes ont bien progressé au fil des années. Ils atteignent le niveau des jeunes en section loisirs ! ».

Mickaël insiste sur l’intégration de ces adhérents à la vie du club. « Pour nous, ils représentent des membres comme les autres. Ils participent à tous les événements de l’association comme le carnaval annuel. L’activité joue aussi un rôle de lien social. Dans leur quotidien, ces jeunes se côtoient entre eux. Ici, ils sortent de leur cadre et voient d’autres personnes. Ils se sentent valorisés par la pratique du sport et prennent confiance en eux ». Les réactions des adhérents d’autres sections sont aussi très positives. « Lorsque les jeunes des entraînements suivants arrivent en avance, ils participent aux derniers jeux avec eux. C’est un enrichissement pour tout le monde ».

Valoriser le tennis-fauteuil

Depuis 4 ans, Nolan pratique le tennis-fauteuil au Tennis club de Villebon. « Il a fait des progrès considérables depuis ses débuts » s’enthousiasme Florence Hutin, son entraîneur. « Il a d'ailleurs intégré "La Relève" ÎIe-de-France regroupant les meilleurs espoirs de la discipline. Nolan est le plus jeune tennisman en fauteuil de France. Il souhaite évoluer vers une carrière professionnelle ». Au sein du club, le jeune garçon se joint régulièrement aux autres enfants pour des ateliers de sensibilisation. « Lorsque les adhérents se retrouvent en fauteuil, ils comprennent la difficulté de la discipline. Elle demande une grande maîtrise technique. Il faut être rapide et précis tout en manoeuvrant ses trajectoires. Ils posent un autre regard sur le handicap ». De l’avis de l’entraîneur, le sport est avant tout un épanouissement personnel. « Nous aimerions encourager les personnes en situation de handicap à pousser la porte du club. Le sport s’adapte à de nombreuses situations, il suffit de se lancer ! ».

Spéléo et canyonisme pour les malvoyants à la MJC Boby-Lapointe

Au-delà des cours hebdomadaires, certaines associations proposent des activités ponctuelles. La MJC Boby-Lapointe organise tous les ans une sortie spéléologie ou canyonisme à destination des personnes malvoyantes. Le mot d’ordre de ces week-ends : le partage. « Ces deux activités demandent beaucoup de cohésion et de confiance entre les pratiquants et les accompagnants » confie Éric Sechet, encadrant ces sorties. « Nous ouvrons ces activités à tous les niveaux, débutants comme confirmés. La seule différence : il faut au moins un accompagnateur par participant malvoyant pour le guider. Pour le reste, ils touchent à toutes les spécificités de la discipline. En spéléologie, nous pratiquons du travail de corde, du "ramping", des passages aquatiques… ». L’année dernière, les participants à l’expédition de spéléologie ont réalisé le même parcours que les adhérents du club. « C’est une question de motivation » poursuit Éric. « Ils sont heureux de changer leurs habitudes. Au cours du week-end, on discute, on rit, on échange. Et pas de traitement de faveur ! À la fin de l’expédition, tout le monde est de corvée de nettoyage du matériel ».

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